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La Théorie Polyvagale : une aide précieuse dans notre quête de sécurité et de lien

La Théorie Polyvagale : une aide précieuse dans notre quête de sécurité et de lien

 

  1. Pourquoi utiliser la TPV en thérapie ?

La TPV (Théorie PolyVagale) a des fondations scientifiques, issues des recherches sur les neurosciences, qui permettent à la pratique clinique de s’ancrer sur une réalité physiologique qui ne peut être contestée. La TPV permet d’accéder aux profondeurs de notre être, grâce au travail sur notre système nerveux, que l’on pourrait identifier comme les fondations de notre maison.

Grâce à l’IFS (Internal Family Systems), nous étions passés du contenu aux parties°. Avec la TPV, nous descendons une couche en-dessous, jusqu’aux fondations de la maison situées au niveau de notre système nerveux. Sachant que les différents états du système nerveux sont les fondements sur lesquels émergent nos parties.

La TPV part du postulat que c’est dans la connexion corps-esprit que la guérison est possible. Le trauma est une expérience psychologique ET physiologique. La TPV donne accès aux ressources de guérison de notre corps, notamment par le ressenti et le toucher corporel.

Cette approche permet également de guérir les blessures liées à des problématiques d’attachement, qui ont déstabilisé les fondations de la maison, et qui sont très souvent associées et préexistantes aux traumas.

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*Pour les patients

Pour nos patients, quand nous leur expliquons la TPV, c’est comme si nous mettions des mots sur leur monde à eux, leur mettant de se sentir profondément compris.

La TPV montre à quel point notre système nerveux agit bien en-deçà de notre conscience.Cela permet vraiment à nos patients de réaliser à quel point certains de leurs comportements sont plus forts qu’eux. Et qu’ils font du mieux qu’ils peuvent avec leur histoire de vie qui a dérégulé leur système nerveux.

*Pour les thérapeutes

Très souvent, en thérapie, nos patients arrivent avec un système nerveux en détresse et leur capacité à se réguler par eux-mêmes est souvent compliquée. Ils sont incapables d’accéder avec fiabilité à l’énergie de Self°(essence de la personne. Le self est le leader naturel du système psychique de la personne). Leur capacité d’autorégulation peut donc être limitée. La TPV nous indique comment nous pouvons réguler nos patients pour qu’ils puissent accéder à nouveau à leurs ressources intérieures.

La TPV nous révèle en outre l’importance de la corégulation en thérapie, c’est-à-dire le lien entre le thérapeute et son client. A quel point le mouvement, le regard, le toucher et la réciprocité sont des éléments précieux vers la guérison.

En tant que thérapeute, la capacité à connaître et réguler note propre système nerveux, afin d’accéder à l’énergie de Self, est une part essentielle du processus thérapeutique.

C’est une théorie au service de la vie. En régulant notre système nerveux, nous pouvons de nouveau se sentir suffisamment en sécurité pour aimer la vie et prendre le risque de vivre.

 

  1. Les notions de base de la TPV :

La TPV a été élaborée par Stephen Porges. Elle a été traduite en application clinique par Deborah Dana[1]. Voici les notions de base de cette théorie.

 Nous venons au monde en étant conçus pour nous relier aux autres. Dès notre premier souffle de vie, nous nous embarquons dans une quête qui durera toute notre existence : nous sentir en sécurité dans notre vie et dans notre relation aux autres. Le système nerveux est notre système de surveillance personnelle. Il fonctionne en permanence, en se demandant : « suis-je en sécurité ? ». Son but est de nous protéger en évaluant continuellement le danger, en écoutant à chaque instant ce qui se passe dans notre corps, dans notre environnement et dans notre relation aux autres.

Cette surveillance se produit en profondeur, loin de la pensée et de notre contrôle conscient. Or, cette détection des signaux de sécurité et de danger a une influence forte sur notre façon de vivre.

 

*Trois chemins possibles :

Notre système nerveux a trois modes de réponse : tout d’abord le mode ventral de l’engagement et du lien social, lorsqu’il se sent en sécurité ; ensuite, le mode sympathique de la mobilisation, pour répondre à un danger ; enfin, le mode dorsal de l’extinction ou de l’effondrement, quand il semble impossible d’échapper au danger. Dans chaque mode, nous réagissons de façon différente.

Quand nous sommes solidement installés dans notre voie vagale ventrale (propre aux mammifères), nous nous sentons en lien et en sécurité, calmes et sociables. Une sensation de danger peut déclencher notre sortie de cet état et nous renvoyer dans l’histoire de notre évolution, dans la branche sympathique (dont les racines viennent des poissons). Nous sommes alors mobilisés pour réagir et prendre les mesures nécessaires. Agir face au danger peut nous permettre de retourner à l’état de sécurité et de lien social. C’est lorsque nous nous sentons piégés et incapables d’échapper au danger que la voie vagale dorsale nous ramène jusqu’au tout début de notre évolution, au stade reptilien. Dans cet état, nous sommes figés et immobilisés. Nous nous éteignons pour survivre. De là, la route à parcourir pour se sentir à nouveau en sécurité et en lien est longue et douloureuse.

*L’échelle du système nerveux autonome

Nous pouvons traduire le fonctionnement du système nerveux en l’imaginant sous la forme d’une échelle. Comme vivons-nous les changements en montant et descendant l’échelle ?

La vue d’en haut

Lorsque nous sommes dans un état ventral, notre rythme cardiaque est régulé, notre respiration est complète, nous reconnaissons les visages et les voix de nos amis. Nous avons une vue d’ensemble des choses et nous sommes connectés au monde et aux gens qui l’habitent. Dans cet état, une personne se décrirait comme étant heureuse, active, intéressée et décrirait le monde comme étant un lieu sûr, joyeux et paisible.Lorsque nous sommes dans le ventral au sommet de l’échelle, nous sommes connectés à ce que nous vivons et nous pouvons aller vers les autres. Parmi les expériences du quotidien qui relèvent de cet état, on peut compter le fait d’être organisé, de réaliser des projets, de s’occuper de soi, de prendre le temps de s’amuser, de faire des choses avec les autres, de se sentir productif au travail, une sensation d’équilibre et un sentiment de bien gérer les choses.

 

En descendant l’échelle

 L’état sympathique s’active quand notre système nerveux perçoit du danger. Nous passons à l’action. C’est alors que nous combattons ou que nous fuyons. Dans cet état, notre rythme cardiaque s’accélère, notre souffle est court et peu profond. Nous surveillons notre environnement à la recherche d’un danger. Nous sommes en « mouvement », en hyper vigilance. Parmi les expériences quotidiennes qui relèvent de cet état, c’est lorsque nous sommes anxieux ou en colère. L’afflux d’adrénaline que nous ressentons nous empêche de tenir en place. Nous sommes à l’écoute des signes du danger et nous n’entendons pas les sons des voix amicales. Le monde peut nous sembler dangereux, chaotique et inhospitalier, avec l’idée que nous devons nous protéger du danger.

 

En bas de l’échelle

Le dernier état, la branche dorsale du système nerveux, est la voie du dernier recours. Quand, face à un danger, l’état sympathique ne suffit pas à faire face, nous sommes piégés et l’état dorsal nous amène à nous renfermer sur nous-mêmes, à l’effondrement et à la dissociation. Là, tout en bas de l’échelle, nous sommes seuls face à notre désespoir. Nous nous réfugions dans un état dans lequel je ne ressens rien et dans lequel je n’existe presque plus. Parmi les expériences qui relèvent de cet état, nous pouvons nous décrire comme étant désespérés, abandonnés, confus, trop fatigués pour penser ou agir et nous décririons le monde comme étant vide, mort et obscur.À partir de cet état dans lequel mon esprit et mon corps sont entrés en mode survie, nous pouvons croire que nous sommes perdus et que personne ne nous trouvera jamais.

 

Maintenant que nous avons exploré chacun des niveaux de l’échelle autonome, voyons comment nous pouvons monter et descendre cette échelle. Nous préférons être tout en haut. L’état vagal ventral est un état plein d’espoir et de ressources. Nous pouvons vivre, aimer, être bien avec nous-même et avec les autres. Ce n’est pas un état où tout est merveilleux et dénué de problèmes. Mais, dans cet état, nous pouvons reconnaître nos difficultés, explorer les différentes options et chercher du soutien. Nous descendons dans l’échelle pour entrer dans l’action lorsqu’un sentiment de malaise ou de danger immédiat est déclenché en nous. Nous espérons que la mobilisation que nous réalisons permettront par la suite de regrimper l’échelle pour retourner à notre lieu de sécurité et de lien. Ce n’est que lorsque nous tombons tout en bas de l’échelle que la sécurité et l’espoir du sommet semblent inatteignables.

 

  1. Conclusion

Avec cette connaissance de notre système nerveux, nous pouvons mieux comprendre son rôle et ses réactions, en vue d’assurer notre sécurité et notre survie. Nous pouvons mettre de la conscience dans nos schémas de comportements. Et en étant conscients de nos différents états, nous pouvons commencer à réguler notre système nerveux.

L’Intelligence Relationnelle°, qui s’appuie sur la TPV, est un modèle de thérapie qui permet de travailler en profondeur sur le système nerveux, pour que nous puissions progresser dans notre quête de sécurité et de lien.

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[1]Voir le site Internet de Deborah Dana www.debdanalcsw.com. Vous pourrez y télécharger le guide du débutant en français, rubrique « the rythm of regulation ».

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