Thérapeute en Intelligence Relationnelle Accompagnement des traumas complexes et des blessures d’attachement.
Je ne suis pas arrivée à cette approche par hasard.
Lors de mes études de droit, un stage en protection de l’enfance a confirmé mon élan d'exercer dans ce domaine. Souhaitant intégrer concrètement les pratiques éducatives dans un établissement de l'Aide Sociale à l'Enfance, je suis ensuite devenue éducatrice spécialisée. Cela a profondément marqué un tournant intérieur : j’y ai rencontré la réalité des traumas précoces, des carences affectives et des systèmes familiaux fragilisés. Quelques années plus tard, dans ma fonction d'Inspectrice ASE, j'ai compris que derrière les dossiers, il y avait des systèmes nerveux en survie.
Pendant des années, j’ai accompagné, évalué, soutenu des situations humaines complexes, souvent traversées par la violence, l’abandon, le rejet, l’insécurité.
Mais à force d’être en responsabilité, en vigilance, en adaptation constante, et ce depuis l'enfance, quelque chose en moi s’est épuisé. La maladie, un parcours de PMA éprouvant, puis un burn-out sont venus ébranler mes repères.
Ce fut une perte d’équilibre — et en même temps, un passage initiatique. J’ai dû revisiter ma manière d’être au monde. Apprendre à ralentir. À écouter mon propre système nerveux.
Je me suis alors formée à la Communication Non Violente, à la thérapie de groupe, j’ai exploré la permaculture comme philosophie du vivant — cette manière d’honorer les cycles, les équilibres, l’écosystème relationnel.
Le chamanisme est aussi venu nourrir ma compréhension sensible, du lien invisible entre les êtres, du corps, de la mémoire (ancêtres, transgénérationnel).
Toutes ces explorations avaient un fil conducteur : comprendre comment se restaurent la sécurité et la vitalité.
C’est dans ce chemin que j’ai découvert l’Intelligence Relationnelle®, développée par le Dr François Le Doze. Une approche profondément ancrée dans les neurosciences affectives. J’y ai trouvé une articulation claire entre science et expérience vécue. Une manière rigoureuse et profondément humaine d’accompagner les traumas complexes.
Aujourd’hui, je propose un espace thérapeutique où la sécurité relationnelle est centrale. Je mesure combien il est éprouvant de vivre avec un système nerveux en hypervigilance (anxiété), en effondrement ou en adaptation permanente. Je mesure combien l’on peut être compétent(e), engagé(e), fort(e)… et pourtant intérieurement insécurisé(e).
En séance, nous ne cherchons pas à analyser ou à forcer. Nous créons les conditions d’une expérience nouvelle : une relation stable, fiable, régulée. La co-régulation est au cœur du travail.
Mon parcours artistique, notamment à travers la création de mandalas, m’a appris que l’intégration se fait dans la patience, la cohérence et la répétition sécurisante.
Comme en permaculture, rien ne pousse dans la contrainte ; tout se transforme lorsque l’environnement devient suffisamment soutenant.
Je travaille avec des personnes sensibles, profondes, parfois fatiguées d’avoir dû être fortes et/ou en suradaptation. Des personnes qui aspirent à se sentir en sécurité dans leur corps, dans leurs relations et dans leur intériorité.
Guérir d’un trauma relationnel ne se fait pas seul(e). Cela se fait dans une relation suffisamment sûre pour que le corps puisse enfin sortir de la survie.
Je vous accueille avec engagement, clarté et douceur.